Coupe du monde 2026, groupe G, deuxième journée
Dimanche 21 juin 2026 — 15 h HE — SoFi Stadium, Los Angeles
Au Canada : CTV, TSN, TSN+ — En français : RDS, RDS2
Le groupe G arrive à ce duel dans un équilibre presque parfait : la Belgique, l’Iran, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande ont tous commencé avec un point. Après une première journée où personne n’a vraiment pris l’avantage, ce match peut enfin faire bouger la hiérarchie ou prolonger le suspense jusqu’à la dernière ronde.
Pour les partisans d’ici, l’heure est idéale et le contexte vaut le détour. Un affrontement à élimination presque déguisée, un stade immense, deux équipes qui savent qu’un faux pas compliquera sérieusement la suite : le décor est planté pour une rencontre très tendue.
La Belgique a donné un aperçu de ses forces, mais aussi de ses limites. Contre l’Égypte, elle a eu le ballon, sans réussir à transformer cette maîtrise en avance durable. Menés après un tir splendide d’Emam Ashour, les Belges ont trouvé leur salut grâce à l’entrée de Romelu Lukaku, dont la simple présence a rapidement changé l’atmosphère dans la surface adverse. Le résultat final de 1-1 laisse une impression mitigée : du contrôle, mais pas assez de mordant.
L’Iran, de son côté, a livré une prestation plus nerveuse, mais très solide mentalement. Mené à deux reprises contre la Nouvelle-Zélande, le Team Melli a chaque fois trouvé une réponse. Cette capacité à revenir dans le match a montré une équipe capable d’encaisser puis de relancer la partie au bon moment. Dans un groupe aussi serré, cette résilience vaut presque autant qu’une victoire.
La Belgique devrait vouloir monopoliser la possession, mais l’Iran n’a aucune obligation d’ouvrir le jeu. On peut s’attendre à un bloc plus bas, plus compact et très discipliné, avec l’objectif de fermer les corridors vers De Bruyne et de forcer les attaques sur les côtés. Si la Belgique circule trop lentement, elle risque de s’enliser.
À l’inverse, si le ballon arrive vite dans les zones avancées, la pression sur la défense iranienne pourrait devenir constante. Ce match pourrait donc se jouer sur la vitesse d’exécution plus que sur la quantité de possession.
L’Iran n’aborde pas cette rencontre comme un outsider résigné. Son tournoi a déjà montré une équipe capable d’absorber la pression, de répondre aux coups et de rester en vie dans des moments où beaucoup auraient craqué. Même si la Belgique a plus de profondeur et plus de noms établis, le rapport de forces n’est pas aussi simple qu’il en a l’air.
Un nul garderait l’Iran dans la course. Une victoire l’installerait dans une position historique avant la dernière journée. C’est exactement le genre de contexte qui peut rendre une équipe plus dangereuse que prévu.
La principale erreur serait de répéter le scénario d’un match contrôlé sans résultat clair. La Belgique ne peut pas se contenter de tourner autour de la surface adverse et d’attendre qu’une occasion apparaisse d’elle-même. Dans un groupe aussi compact, l’attentisme coûte cher.
Elle devra aussi gérer les séquences arrêtées avec plus de rigueur. Face à une équipe iranienne qui cherche les centres et les seconds ballons, la moindre hésitation défensive peut devenir décisive. Le match contre l’Égypte a déjà montré qu’une petite faille suffit à tout compliquer.
La Belgique possède encore les meilleurs outils pour faire basculer la partie, surtout si Lukaku est utilisé plus tôt et si De Bruyne reçoit davantage de soutien dans les trente derniers mètres. L’Iran, lui, a assez de discipline et de conviction pour rendre le match inconfortable jusqu’au bout.
On peut s’attendre à une première demie prudente, puis à un match plus ouvert après la pause. La profondeur belge devrait finir par peser.
Pronostic : Belgique 2, Iran 1
Tous les matchs seront offerts sur CTV, TSN et TSN+, avec couverture française sur RDS et RDS2.